Logo_google_1


  • LeBlogAutomobile
    Web                 

A la Une

Logo4
Email Stéphane
Email Geoffrey
RSS

Newsletter


Statistiques




Mention_legale

Sécurité routière: diminution de 11% du nombre des accidents mortels en août.

Sécurité routièrePour le 4ème mois consécutif, et pour la 7ème fois depuis le début de l'année, le nombre des accidents mortels a baissé le mois dernier. Avec 425 décès, contre 478 12 mois plus tôt, c'est donc une diminution de 11% qui a été enregistrée en août. Et pour la première fois, au total des deux mois de juillet et août, habituellement parmi les plus meurtriers de l'année, moins de 1000 accidents mortels auront été totalisés. Le ministre des Transports, Dominique Perben, a expliqué ce nouveau progrès par "un meilleur respect de la limitation de vitesse, du port de la ceinture de sécurité et de la non consommation d'alcool", mais aussi par une conduite plus souple des automobilistes français soucieux d'épargner leur porte-monnaie en période de prix de carburants élevés.

Sur douze mois glissants, 4723 personnes ont trouvé la mort dans un accidents de la route, et sur les huit premiers mois de l'année, 2938. Si la même tendance se pousuivait jusqu'à la fin de l'année, le bilan 2006 pourrait alors s'établir à 4500 décès environ, soit un gain de plus de 16% par rapport à l'année passée (qui avait compté un peu moins de 5000 morts, mais compatbilisées suivants une règle un peu moins "sévère" que celle retenue depuis le 1er janvier 2006).

Bien que plus faible, une baisse du nombre des accidents corporels (6074 soit -3,4%), des blessés (8178 soit -3,4%) et des blessés hospitalisés (3614 soit -3,8%) est également observée. Il est a noter toutefois qu'il s'agit là d'un des moins bons résultats de l'année.

Peur du radar, prix des carburants élevés ou tout simplement prise de conscience des dangers de la route? Si vous aussi, vous avez modifié votre comportement au volant, pourquoi ne pas laisser un commentaire pour nous en expliquer la raison?

Recommandez cette note:

Sécurité routière: baisse record des accidents mortels en juillet.

Sécurité routière25,2% de baisse ou encore 153 vies sauvées, tel est le bilan très positif enregistré par la sécurité routière au mois de juillet dernier. Et même s'il faut pondérer ce résultat en rappelant que juillet 2005 avait vu une hausse de 7% des accidents mortels, on ne peut que se réjouir de cette annonce faite par le ministère des Transports.

Des bons chiffres qui permettent, pour la première fois depuis le début de l'année, de passer sous la barre des 5000 tués sur douze mois glissants (4902)… alors que les modalités de calcul ont été sévérisées (d'environ 7%) en début d'année.

Un recul expliqué, selon Dominique Perben, "par un meilleur respect des limitations de vitesse". En effet, comme depuis de nombreux mois, on observe que la gravité des accidents baisse plus vite que le nombre des accidents lui même. La démonstration que la vitesse est bien un facteur aggravant, mais pas forcément la cause première des accidents de la route.
Cela ne remet cependant pas en cause la pertinence de la mise en place des cabines radars puisque l'Observatoire national interministériel de sécurité routière leur a attribué, dans un rapport publié en mai, les ¾ de la baisse des accidents de la route.

Autre "record" en passe d'être battu, celui du nombre des décès enregistrés durant la période d'été, qui pourrait passer pour la première fois sous la limite symbolique des 1000 personnes tuées. A l'heure des grands chassés croisés d'été, il tient à nous tous de contribuer à atteindre cet objectif.

Recommandez cette note:

Sécurité routière: poursuite de la baisse des accidents mortels en juin.

Sécurité routièreLa diminution des accidents mortels observée depuis le début de l'année (excepté le mois d'avril), s'est confirmée en juin puisque l'on a enregistré 415 décès contre 480 12 mois plus tôt. Sur la durée du premier semestre, 2164 personnes ont trouvé la mort dans un accident de la route, et sur 12 mois glissants, 5056. Des chiffres qui traduisent une diminution continue et soutenue du nombre de décès, mais qui cachent aussi une disparité des résultats, les décès parmi les conducteurs et les passagers de deux roues motorisées étant en augmentation.

Les accidents corporels baissent également, mais de manière moins nette (7,2%), et le nombre de blessés encore moins (2,3%). A croire que les accidents sont un peu moins nombreux mais surtout beaucoup moins graves.

Ces progrès encouragent le gouvernement à poursuivre sa politique répressive. Diminique de Villepin a ainsi annoncé, à l'issue du comité interministériel sur la sécurité routière qui s'est tenu le 1er juillet dernier, la mise en place de 500 nouveaux radars (300 fixes et 200 mobiles) en 2007. L'année prochaine verra également apparaître des mouchards d'un genre nouveau, qui sauront dénoncer le non-respect des distances de sécurité ou le franchissement de feux et de stop.

C'est également lors de ce comité qu'un bilan de "l’accidentalité routière en 2005 et au premier semestre 2006" a été présenté. Un chiffre à méditer en cette période de départs en vacances: "509 vies auraient pu être sauvées en 2005, si tous les occupants de voitures avaient bouclé leur ceinture de sécurité à l'avant comme à l'arrière". Finalement, le slogan de 1978 "Un petit clic vaut mieux qu'un grand choc " reste bien d'actualité. Et est-ce si contraignant de la boucler (sa ceinture)?

Recommandez cette note:

Sécurité routière: diminution de 13,6% des accidents mortels en mai.

Sécurité routièreAvec 389 décès en mai, contre 450 un an plus tôt, le mois de mai a été marqué par la reprise de la diminution des accidents mortels (-13,6%). Rappelons qu'après trois mois de baisse, avril avait déçu avec un accroissement de 5,9% du nombre de tués. Un "bon" résultat dû pour 1/5ème par des conditions météorologiques plus favorables cette année, et selon Dominique Perben, par "la politique de fermeté que nous avons mise en œuvre". Le ministre des Transports a en outre précisé qu'il n'était "pas question d'alléger les sanctions pour les petites infractions".

Les nombres d'accidents corporels et de blessés suivent la même tendance (respectivement –12,4% et –7,4%), alors que celui des blessés hospitalisés continue de croître (+10,7%). Mais ce chiffre ne serait en fait pas représentatif de la réalité, la sécurité routière précise en effet que ces derniers ont été victimes "d'un mauvais enregistrement en 2005". Voilà enfin la réponse à la question que je posais depuis février.

Avec 5121 morts cumulées sur douze mois glissants, le bilan mensuel affiche de nouveau le meilleur résultat jamais obtenu. C'est tant mieux, mais cela ne sera pas suffisant pour espérer atteindre l'objectif fixé par le gouvernement de 4000 décès annuels à fin 2006. Un regret à pondérer par le fait que cette limite de 4000 décès était de toute façon hors de portée cette année.

Recommandez cette note:

230 tués par an sur les routes à cause du cannabis.

CannabisJ'avais déjà eu l'occasion de l'évoquer dans une de mes précédentes notes, conduire sous l'emprise du cannabis augmente le risque d'être responsable d'un accident mortel.
Et bien l'étude épidémiologique "Stupéfiants et accidents mortels de la circulation routière " coordonnée par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), dont les résultats ont été publiés fin 2005, quantifie ce risque: il est multiplié par 2 lorsque le conducteur s'est "contenté" de se faire un petit joint avant de prendre le volant mais par 15 si le pétard est accompagné d'alcool.
Autre conclusion de cette enquête, 230 personnes, dont la moitié a moins de 25 ans, meurent chaque année sur les routes à cause du cannabis.

Voilà la raison pour laquelle la Sécurité routière et la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) lancent une campagne de communication à l'attention particulière des jeunes afin de les sensibiliser aux dangers liés à la consommation de cannabis.
Outre la diffusion de deux spots radio et d'affiches, un site Internet a spécialement été créé. Allez le visiter. Vous y trouverez des informations sur les effets du cannabis au volant, la législation, le dépistage, les statistiques…. Et à partir du 27 mai, un forum animé par les équipes de la plate-forme téléphonique “Écoute Cannabis” sera également ouvert.

A lire, les "fausses idées" que les jeunes se font de la consommation du cannabis, du style:
"Quand j'ai fumé, je conduis plus prudemment",
"Le cannabis ne modifie pas ma capacité à conduire" ou encore
"On ne peut pas me verbaliser car il n'est pas possible de prouver que j'ai fumé du cannabis".
Bien sûr, toutes ces idées sont fausses (vous saurez pourquoi en visitant le site).

Une campagne de communication pour changer le comportement des jeunes (et des moins jeunes)… Si vous faites partie de la "population visée" (que vous soyez consommateur ou non), j'aimerais bien connaître votre avis sur l'efficacité d'une telle démarche. Pensez-vous que la "manière douce" – information, sensibilisation – soit suffisante? Et s'il vous arrive de fumer du cannabis de temps en temps, avez-vous été sensibles aux arguments avancés?

Recommandez cette note:

Sécurité routière: la mortalité repart à la hausse en avril.

Sécurité routièreAlors que le premier trimestre s'était soldé par une diminution du nombre des accidents mortels de 15,6%, le mois d'avril inverse la tendance avec une augmentation de 5,9% des décès (392 au lieu de 370 il y a un an). Sur douze mois glissants, le nombre de tués s'établit à 5182.
Un résultat que le ministre des Transports, Dominique Perben, a qualifié de "décevant" et a tenté d'expliquer en déclarant "qu'après un hiver difficile au plan météorologique, avec une circulation relativement prudente, le mois d'avril a été un mois de vacances avec des ponts et une météo beaucoup plus clémente".
Constance en revanche, en ce qui concerne la gravité des accidents. Bien que le nombre d'accidents corporels ait légèrement diminué (2%), celui des blessés a cru de 3,5% et celui des blessés hospitalisés de 28%! A noter que ce dernier chiffre est en constante augmentation depuis le début de l'année.

Ce bilan m'inspire plusieurs réflexions:
- L'explication du ministre des Transports - moins il y a de trafic, meilleurs sont les résultats, et vice versa - pourrait être traduite comme un aveu de l'inefficacité de la politique mise en place par les pouvoirs publics. Pourtant, il est indéniable qu'en trois ans, de réels progrès ont été obtenus puisque le nombre de tués annuels est passé de 7242 en 2002 à moins de 5000 en 2005.
- Suite à ces mauvais chiffres, Dominique Perben a prodigué ses conseils de prudence aux usagers de la route: respect des limitations de vitesse, sobriété au volant et port de la ceinture de sécurité, à l'avant comme à l'arrière. Bien sûr, je comprends qu'il soit nécessaire de préserver une certaine cohérence avec d'autres actions comme celle visant à obtenir le respect des limitations de vitesses. Néanmoins, ne faudrait-il pas plus insister sur le risque lié à l'alcoolisme, et le citer comme risque majeur, plutôt que de le placer en seconde position, derrière les indétrônables limitations de vitesse?
- Sans doute les bons résultats du début d'année ont-ils incité le gouvernement à faire preuve de volontarisme et d'optimisme. En effet, l'objectif de décès annuels pour 2006 a été porté à 4000! Un objectif malheureusement irréaliste, qui ne devrait – malheureusement – pas être atteint avant fin 2007.

Recommandez cette note:

Le respect des vitesses autorisées : un enjeu majeur de la Sécurité routière en 2006.

90 km/heureLa sécurité routière vient de lancer une campagne de communication sur le respect des limitations de vitesses (merci Ludovic pour l'info), premier acte d'un plan d'actions visant à faire du respect des vitesses autorisées, "un enjeu majeur de la sécurité routière en 2006".

Dans son dossier de presse, la Sécurité routière développe les enjeux liés au non respect des vitesses maximales autorisées. J'en ai tiré les chiffres qui m'ont paru les plus marquants:

- en 2005, "si 100 % des conducteurs avaient respecté les limitations de vitesse, plus de 1200 vies auraient pu être sauvées". Pour rappel, environ 5000 personnes ont trouvé la mort sur les routes l'année passée.

- "entre 2001 et 2004, la vitesse moyenne des automobilistes français a baissé de 5 km/h,
passant de 89,5 km/h à 84,5 km/h (source : ONISR 2004)."…"Cette baisse importante des vitesses explique 75 % de la diminution des accidents et des victimes de la route entre 2002 et 2005." Il y a donc bien une relation de cause à effet forte.

Outre certains chiffres clé comme ceux cités plus haut, la Sécurité routière rappelle aussi "qu'il n'y a pas de petit excès de vitesse, et qu'une seconde, "c’est le temps pour tout conducteur en état de vigilance normale pour réagir. C’est-à-dire qu’avant même d’avoir commencé à freiner ou à éviter l’obstacle, il va parcourir :
- 14 mètres à 50 km/h,
- 25 mètres à 90 km/h,
- 36 mètres à 130 km/h."
Une bonne occasion de rappeler qu'autant que celui de la vitesse autorisée, le respect des distances de sécurité est important.

La Sécurité routière met en outre en avant les deux populations les plus exposées aux risques de la route: les jeunes et les conducteurs de deux roues motorisées. Quelques chiffres:

En ce qui concerne "les jeunes":
- "Les 15 à 24 ans représentent 13 % de la population française, mais 27,6 % des
personnes tuées sur la route. Les accidents de la route sont la première cause de
mortalité chez les 15 à 24 ans et à l’origine de 48 % des décès chez les garçons de
15 à 19 ans (source : ONISR - les grandes données de l’accidentologie 2004)."

Et les conducteurs de deux roues à moteur:
- "15,6 % des personnes tuées le sont en deux-roues motorisés, alors qu’elles
représentent moins de 1 % du trafic."
- "Si l’on tient compte du kilométrage parcouru, le risque d’être tué dans un accident est 19 fois plus élevé pour un motocycliste que pour un utilisateur de voiture de tourisme."

Dans ce dernier cas, on pourrait être tenter de répondre que c'est le manque de protection "évident" dont dispose un "motard" comparé à un automobiliste qui est à l'origine de ce ratio. Cela n'enlève rien au fait que la population des conducteurs de deux roues est bien plus touchée que celle des automobilistes.

C'est dans le but de péréniser ce commencement de changement de façon de conduire que la Sécurité routière a donné à la baisse de la vitesse, sa priorité pour 2006. La campagne de communication qui débute s'inscrit donc dans ce contexte. Elle se jouera en trois actes, tout au long de l'année.

- premier acte, en ce début de vacances de Pâques: l'accent est mis sur le respect du 90 km/h.
- second acte cet été: respect du 130 km/h.
- troisième et dernier acte en octobre, lors de la Semaine de la Sécurité routière consacrée à la conduite en agglomération: respect du 50 km/h.

Un site Internet est également ouvert depuis le 12 avril. Allez le visiter. J'y ai trouvé d'autres chiffres clé particulièrement intéressants (et puis il est aussi assez "ludique").

La première des campagnes est donc dédiée au respect du 90 km/h.
Pour montrer l'importance de cette limitation, la Sécurité routière rappelle que "75 % des personnes tuées le sont sur les routes nationales et départementales, alors même que celles-ci ne représentent que 50 % du trafic national." Il existe donc clairement un sur-risque sur ces routes qui sont souvent celles que nous connaissons bien pour les emprunter souvent pour des trajets dits "de proximité".

Depuis hier dans les différents journaux télévisés, et à partir de demain sur les écrans, vous allez avoir droit à un spot particulièrement choquant. On y voit une voiture, sur le toit (le conducteur roulait trop vite, il a perdu le contrôle), d'où essaie de s'extirper une famille visiblement rescapée... avant qu'un second véhicule ne vienne la percuter... Lorsqu'elle l'a vu, ma femme m'a dit en tournant la tête "c'est horrible". A vous de juger. Pour ma part, je continue de douter de l'efficacité de ce genre de message. Vos avis m'intéressent.

PS1: Largement basée sur la prévention et l'éducation, une bonne chose, le plan d'action de la Sécurité routière n'en oublie pas moins le contrôle et la répression, des "actions de terrains" étant d'ores et déjà annoncées. Une raison supplémentaire de rouler prudemment.

Recommandez cette note:

7ème journée de la courtoisie au volant: Zen, restons Zen.

Restons ZenAllez, même si cette journée du 13 avril, déclarée "Journée Nationale de la Courtoisie au Volant", la 7ème du genre, est déjà passablement entamée, il n'est quand même pas trop tard pour y consacrer quelques lignes.
Objectif de cette initiative, que l'on doit à l'AFPC, l'Association Française de Prévention des Comportements au volant, faire changer le comportements des Français au volant "afin de contribuer durablement à l'infléchissement des chiffres de la mortalité sur la route".
Sur le site ouvert pour l'occasion (lisez au moins le communiqué de presse), un rapide coup d'œil sur le tableau comparant les comportements des conducteurs des différents pays européens nous apprend que nous ne sommes pas les seuls à ne pas bien agir. Mais ce ne doit pas être une raison pour continuer dans la même voie, et quitte à prendre exemple, plutôt suivre celui des Suédois, ou même des Espagnols, qui, s'ils ont une fâcheuse tendance à user de noms d'oiseaux au volant, ne se comportent pas si mal par ailleurs.

L'agresseur, c'est pas moi, c'est l'autre! Faites le petit test qui vous est également proposé. J'ai obtenu un score de. J'ai encore quelques points à améliorer...

Et finalement, si c'était tous les jours la Journée de la Courtoisie au Volant?

Recommandez cette note:

Sécurité routière : baisse de 16,7% des décès en mars.

Sécurité routièreSerions nous entrés dans un cercle vertueux? Pour le troisième mois consécutif, le nombre de tués dans un accident de la route a baissé de manière très significative: -16,7% (-10% en janvier et –20% en février). 330 personnes ont en effet perdu la vie en mars, contre 396 il y a un an, soit une "économie" de 66 vies.
Sur douze mois glissants, le nombre des décès s'établit à 5160, ce qui représente un progrès de 179 vies depuis le début de l'année. L'amélioration est moins prononcée pour les "accidents corporels" et les "blessés" (respectivement –7% et –4%).
Carton rouge en revanche pour les "blessés hospitalisés" qui augmentent très sensiblement: + 23,3%. Une tendance déjà observée le mois dernier (+17,3%). Nous sommes donc devant ce qui est pour moi un paradoxe: il y a moins d'accidents corporels (-433 en mars), moins de tués et de blessés (-327), mais parmi ces derniers, ceux qui sont plus gravement touchés (puisque hospitalisés plus de 24 heures) sont plus nombreux (+576). J'avoue que ne n'arrive pas à expliquer ce phénomène… dont, n'a pas fait état le ministre des Transports. Au lieu de cela, Dominique Perben, a annoncé le lancement prochain d'une campagne de communication axée sur le respect de la limitation de vitesse à 90 km/h sur les routes nationales et secondaires. Au risque de me répéter, et bien que les chiffres actuels plaident en la faveur de la politique des pouvoirs publics, je ne crois pas que ce soit la priorité à donner à la lutte contre l'insécurité routière. Les statistiques le prouvent, c'est en combattant l'alcool au volant que l'on obtiendra les résultats les plus probants. Alors, qu'attend-t-on?

Recommandez cette note:

Sécurité routière: tolérance zéro... également pour les étrangers.

Cabine_radar_1Les conducteurs allemands qui étaient flashés pour un excès de vitesse en France étaient jusqu'à présent rarement inquiétés. Une impunité due à des moyens juridiques insuffisants, qui n'incitait sans doute pas nos voisins germaniques (entre autres…) à avoir le pied léger sur notre territoire. La preuve. Si les véhicules étrangers représentent 10% du trafic, 12% des flashs les concernent, dont un quart est imputable aux seuls conducteurs allemands.

Et bien cela est terminé. Paris et Berlin viennent en effet de signer une convention visant à mettre en commun les informations concernant les immatriculations des véhicules. Désormais, tout contrevenant allemand recevra chez lui l'amende qu'il lui faudra acquitter.
Une coopération qui devrait s'avérer efficace si l'on en juge par l'expérience menée avec nos voisins Luxembourgeois qui règlent, depuis l'accord signé fin 2004, près des deux tiers des contraventions délivrées sur notre territoire.
Et parce qu'il faut bien une justice, les Italiens et les Espagnols devraient bientôt être logés à la même enseigne ;-)

Au fait, l'accord est bi-latéral. Un conducteur français qui commettra une infraction en Allemagne aura droit, lui aussi, à son amende. A bon entendeur…

Recommandez cette note:

Sécurité routière : baisse de 21% des décès en février.

Sécurité routièreLes bons résultats de janvier se sont confirmés en février, puisque la sécurité routière a enregistré une baisse de 21% des accidents mortels (273 pour 346, soit 73 vies sauvées), après les presque 10% de janvier. Un bon résultat en grande partie dû, selon le ministre des Transports Dominique Perben, au respect des limitations de vitesse. Sur douze mois glissants, le nombre total de décès s’élève à 5226, un chiffre qui reste donc en deçà de "l’objectif" de 5350 morts annuelles (recalculée à partir de celui de 5000 décès à 6 jours : voir ici pour plus d’informations).

Si les conducteurs conduisent "moins" vite, il semble aussi qu’ils ne conduisent pas encore suffisamment prudemment puisque le nombre d'accidents corporels n'a diminué que de 8.4% (4891 au lieu de 5339 il y a un an) et celui des blessés de 6,4% (6475 en 2006, 6916 en 2005). Pire, le nombre de blessés hospitalisés est même en augmentation de 17.3% (2501 pour 2132).

Même si je ne peux que me réjouir de ce résultat positif (au moins au niveau des tués), je regrette toujours que le seul discours du gouvernement concernant les progrès réalisés concerne les limitations de vitesse, de quoi justifier sans doute, l'expansion programmée du nombre de cabines radar. Pourtant, le parcours chaotique de l'année passé, qui a montré la fragilité de la situation, aurait dû inciter les pouvoirs publics à explorer d'autres voies de progrès. A ce jour, je n'ai rien entendu de tel... et c'est bien dommage.

Recommandez cette note:

Sécurité routière: bons résultats en janvier.

Sécurité routièreLa sécurité routière a publié les résultats provisoires du baromètre de janvier 2006. Provisoire car depuis début 2005, le mode de comptage des blessés et des tués a été modifié, harmonisation européenne oblige. Les nouvelles règles sont les suivantes:
"Une victime d’un accident de la route est recensée comme tuée si elle décède sur le coup ou dans les trente jours qui suivent l’accident (au lieu de six jours jusqu’à fin 2004). Par ailleurs, ce sont les victimes hospitalisées plus de 24 heures (appelées hospitalisées) qui sont recensées à la place des victimes hospitalisées plus de six jours (appelées auparavant blessés graves). Les remontées rapides sont donc maintenant déclinées en A,T,B,H (accidents, tués, blessés dont blessés hospitalisés)".
Jusqu'à la fin de l'année dernière, la sécurité routière a continué de communiquer les chiffres "à 6 jours", car il n'y avait pas de référence "à 30 jours". Mais dans le même temps, elle a commencé à documenter sa base de données, ce qui permet désormais d'utiliser les mêmes définitions que nos principaux voisins européens.

Pour mémoire, on rappellera donc qu'à la fin 2005, le nombre de tués (à 6 jours) est pour la première fois passé sous la barre des 5000 décès(hors département d'outre mer). Exprimé dans le nouveau référentiel, ce chiffre s'élève à 5339 morts. Un coefficient de passage "tués à 6 jours" à "tués à 30 jours" a ainsi été recalculé. Il vaut désormais 1,07. C'est ce coefficient qui permet d'annoncer, dès le 8 du mois, des résultats provisoires fiables, puisque l'erreur commise est estimée à moins de 2%.

Après ce rappel théorique, venons en donc aux chiffres et constatons que l'année 2006 commence plutôt bien puisque le nombre de tués (à 30 jours donc) est estimé à 365 personnes, soit une diminution de 9,9% par rapport à janvier 2005 (405 décès). Sur douze mois glissants, ce chiffre devrait s'élever à 5293. On resterait donc en dessous de l'objectif jusqu'alors fixé par le gouvernement de 5350 morts annuelles. (5000*1.07).

En ce qui concerne les accidents et le nombre total de blessés, ceux-ci diminuent à peu près dans les mêmes proportions (respectivement –12,5% et –10,4%). En revanche, les blessés hospitalisés augmentent d'une manière presque symétrique de +9,8%. Faut-il y avoir là un transfert entre les décès et les blessés hospitalisés? A suivre les mois prochains.

Des résultats encourageants donc, mais de l'aveu même de la sécurité routière "il n’existe pas, à l’heure présente, d’éléments permettant d’anticiper une nouvelle baisse de l’accidentalité". Les bons chiffres de janvier ne traduisent donc pas un mouvement de fond, mais s'apparentent plutôt à de la dispersion, à l'image de ce qui a été observé en 2005.
Se voulant positive, la sécurité routière précise quand même que "les gisements de sécurité routière restent en effet très importants de manière globale en matière d’alcool, de vitesse et de ceinture et de manière plus sectorielle en ce qui concerne les motocyclettes en particulier".
Il est vrai que dans le cas des excès d'alcool au volant, des chiffres de la gendarmerie montrent que ceux-ci sont responsables de 25% environ des décès dans les accidents de la route.

Cela fait maintenant plusieurs mois que je pose la question de savoir quelles mesures nouvelles et efficaces les pouvoirs publics mettront en place pour redonner un nouvel élan à la diminution des accidents mortels. Vous avez entendu parler de quelque chose vous?

Recommandez cette note:

L'APIVIR réclame - encore - le bridage des automobiles au Conseil d'Etat.

limitation de vitesseJ'avais déjà consacré une note à ce même sujet il y a plus d'un an. L'APIVIR (Association Pour l'Interdiction des Véhicules Inutilement Rapides) a déposé une requête auprès du conseil d'état afin que la vitesse des voitures soit limitée à 130 km/h à la construction.

Déjà en août dernier, le ministre des Transports Dominique Perben, avait dû argumenter auprès du Président de la section contentieux du Conseil d'Etat pour expliquer pourquoi une telle mesure n'était pas actuellement envisageable. Principale raison invoquée, l'impossibilité pour la France, de prendre une telle mesure unilatéralement, sans l'accord des autres pays de la Communauté Européenne, (ce que conteste d'ailleurs l'Association).

Un argumentaire aussitôt décortiqué par l'APIVIR qui mettait en avant que
"- le ministre ne conteste pas le sur-risque de mortalité engendré par la mise en circulation de
véhicules pouvant dépasser la vitesse maximale autorisée;
– le ministre reconnaît que la mesure demandée est nécessaire, qu'il conviendrait de la
prendre et qu'il souhaiterait pouvoir la prendre."

Ce nouvel examen par le Conseil d'Etat a-t-il une chance d'aboutir? Très probablement pas, pour les mêmes raisons que celles déjà avancées par le ministre. Et j'ajouterais même, tant mieux.

D'abord, et c'est peut être ridicule puisque je respecte à peu près la limitation de vitesse sur autoroute, je n'aimerais pas conduire avec une voiture bridée à 130 km/h. Est-ce une preuve de mauvaise foi de ma part, mais je préfère en "avoir sous le pied" lorsqu'une voiture se rapproche rapidement de la mienne alors que je suis en train d'en doubler une autre. Pouvoir appuyer sur l'accélérateur et me dégager vite fait est dans ce cas appréciable.
Ensuite, parce que dans la très grande majorité des cas, la vitesse au moment de l'accident est bien inférieure à 130 km/h. L'APIVIR à beau avancer "que les véhicules inutilement rapides ont un sur-risque d’accident sur tous les types de voies", ce n'est donc pas la vitesse maximale qu'il conviendrait de limiter, mais bel et bien la puissance. Et là, ce n'est plus aussi simple à mettre en oeuvre.
Enfin, il est dommage je trouve, que des personnes aussi capables que le Professeur Claude Got, ainsi que Claude Tarrière (que les autres membres du conseil d'administration de l'APIVIR m'excusent de ne pas les citer) dépensent tant d'énergie pour ce combat que je qualifierai d'arrière garde. Car enfin, s'il est bien sûr "inacceptable" que des gens continuent de se tuer sur la route dans des accidents de voiture, la limitation de la vitesse à la construction, si tant est que se soit une solution efficace "au problème", est-elle la priorité? L'alcool, responsable de 2700 décès par an, ne serait-il pas une cible plus appropriée?

Alors MM. Got et Tarrière, s'il vous plait, si vous voulez vraiment agir pour faire chuter la mortalité routière, partez en croisade contre l'excès d'alcool au volant. La tâche ne sera sans doute pas facile, mais au moins vos efforts ne seront pas vains. Bien sûr, LeBlogAutomobile vous est entièrement ouvert si vous souhaitez réagir à mon billet. (et à vous tous aussi bien sûr)

Recommandez cette note:

Sécurité routière: bilan 2005 mitigé.

Sécurité routièreLe ministre des Transports, Dominique Perben, a annoncé aujourd'hui à la sortie du Conseil des ministres, que le nombre de tués dans les accidents de la route avait été de 4990 en 2005 (plus précisément même 4991 si mes calculs sont justes...), soit 10 de moins que le seuil symbolique de 5000 décès fixé comme objectif il y a deux ans déjà. Certes, le respect, in extremis, de cette cible des 5000 morts annuelles peut sembler être un succès pour la politique de répression axée sur le contrôle des vitesses mise en place par les pouvoirs publics depuis 2 ans maintenant, mais ce serait peut-être aller en peu vite en besogne.
En effet, Dominique Perben aurait tout aussi bien pu regretter que pour le quatrième mois de l'année, le nombre d'accidents mortels n'avait pas baissé en décembre (441 décès pour 439 il y a douze mois, soit +0,5%). Un résultat beaucoup moins convainquant qui fait suite à la hausse de 1,2% observée en novembre, et aux fortes augmentations des mois de mars et juillet derniers. Sans doute l'optimisme de circonstance en cette période de vœux, l'aura-t-elle incité à présenter la bouteille à moitié pleine plutôt qu'à moitié vide...
De la même façon, le ministre aurait également pu s'inquiéter de constater que depuis octobre, le nombre de tués sur douze mois glissants ne baissait plus (4984 / 4989 / 4991). Au lieu de cela, M. Perben a déclaré "que c'est une bonne nouvelle et un encouragement pour aller encore plus loin maintenant". Sûrement une réminiscence de la "positive attitude " chère à Jean-Pierre Raffarin...

Les chiffres des accidents corporels et des blessés sont de la même veine. Les premiers diminuent de 0,6% (à 6844) alors que les seconds croissent de 0,4% (à 8691).

L'année qui commence devrait être plus difficile pour les pouvoirs publics qui devront faire preuve d'imagination et de courage (et il leur en faudra s'ils décident de s'attaquer sérieusement à l'alcoolémie au volant), s'ils espèrent ne serait-ce que reproduire ce bilan dans douze mois. En ce début d'année, c'est bien tout le mal que l'on peut leur souhaiter.

Recommandez cette note:

Radars: Et de 1000.

RadarLa sécurité routière l'a dit. Elle l'a fait! Pratiquement trois ans jour pour jour après avoir décidé que 1000 radars (700 cabines et 300 embarqués) devraient être installés avant le 31 décembre 2005, la sécurité routière a annoncé la mise en place du 1000ème radar ce 22 décembre. Et ce n'est pas terminé. Vous-vous souvenez sans doute des déclarations successives et contradictoires entre le ministre des Transports Dominique Perben et son collègue de l'Intérieur Nicolas Sarkosy fin juin. Le premier voyait dans les bons chiffres de la sécurité routière l'occasion de réduire la voilure, ce qui n'était pas du goût du second. Finalement, c'est Dominique de Villepin qui a tranché: pas de ralentissement dans le déploiement des radars. L'effort" sera donc maintenu en 2006 puisque 300 fixes et 200 mobiles viendront grossir les rangs des 1000 déjà en service. De quoi renflouer, (un peu, à l'échelle de la dette), les caisses de l'état. Après 100 millions d'Euros en octobre 2004, un an après les premières mises en service, et probablement plus de 180 millions d'Euros en 2005, les recettes devraient encore très fortement croître en 2006.

Un chiffre étonnant: 20 000 automobilistes seraient flashés chaque jour par les ~1000 radars en service. Ce qui donne une moyenne de 20 excès de vitesse par appareil. J'avoue que je trouve ce chiffre finalement assez peu élevé. Pas vous? Les conducteurs seraient-ils plutôt prudents, ou bien panneaux indicateurs et habitude des parcours aidant, ceux-ci ralentissent-ils consciencieusement devant la cabine avant de ré-accélérer ensuite? J'ai ma petite idée sur la question…

La mise en place des radars est sans doute une des raisons majeures qui expliquent l'amélioration de la sécurité routière ces dernières années. Mais les résultats en dents de scie en 2005 en mettent aussi les limites en évidence. Moi, je parierais que 2006 sera l'année de la guerre aux abus d'alcool. Et vous?

Recommandez cette note:

Sam: celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas.

Sam_1Désormais, "celui qui conduit, c'est celui qui ne boit pas" a un nom: Sam. C'est dans le but que les jeunes s'approprient mieux ce slogan, que la sécurité routière a décidé de baptiser "celui qui...". Ce choix n'a pas été fait au hasard, mais est le résultat d'un travail mené en commun avec des associations et de tests auprès de la cible visée. Objectif théoriquement atteint puisque 58% des personnes interrogées ont trouvé l'idée bonne, et que 47% des 15/24 ans (c'est moins de la moitié ça, que pensent les autres?), "estiment qu'il rend le dispositif plus concret". Et non content d'avoir un prénom, Sam a aussi un visage! Bon, de ce coté là, il pourrait faire un procès à ses parents, mais il a l'air sympathique, c'est déjà ça!
La présentation de Sam intervient de manière opportune, peu avant les fêtes de fin d'année traditionnellement bien arrosées. Bannières Internet, spots radio, affichages aux endroits "stratégiques" (tables de bar, toilettes de discothèques et de restaurants) et distribution de cartes postales sont les éléments clé la campagne de sensibilisation.
Un mini-site Internet a même été créé pour l'occasion. Mention "peut mieux faire" toutefois pour la sécurité routière, le site n'étant pas compatible avec Firefox.
L'enjeu de cette campagne est de taille. Toute population confondue, la sécurité routière estime qu'en 2004, 28% des décès (soit environ 1400 personnes!) auraient pu être évités si tous les conducteurs avaient respecté la limite légale d'alcoolémie. Et dans son communiqué, elle rappelle que les accidents de la route constituent la première cause de mortalité des 18/24 ans.

Alors, c'est qui Sam, ce soir?

Recommandez cette note:

Sécurité routière: hausse des décès de 1,2% en novembre.

Scurit_routire_9Après trois mois de réduction très importante des accidents mortels, la tendance est une nouvelle fois repartie à la hausse en novembre. En effet, avec 406 tués (contre 401 en 2004), c'est une augmentation de 1,2% qui a été enregistrée par la sécurité routière. Tout aussi décevant est l'accroissement du nombre des accidents corporels et des blessés (respectivement 7198 soit +0.6% et 9008 soit +0.3%). Depuis le début de l'année, 4550 personnes ont trouvé la mort sur les routes, alors que sur douze mois glissants, ce chiffre s'élève à 4989. Et la sécurité routière de préciser, dans son bilan de novembre, que "ce résultat ne permet plus d'affirmer que le nombre de personnes tuées en 2005 se situera sous les 5000".

En réaction à ces mauvais résultats, le ministre des Transports, Dominique Perben, a réuni aujourd'hui les préfets des 12 départements les plus accidentogènes afin de "définir les moyens de lutter contre les principaux facteurs structurels d'accidentalité locale". Il est très probable que l'on va assister à un durcissement des contrôles jusqu'à la fin de l'année. En effet, l'objectif des 5000 décès maxi par an étant censé être atteint depuis fin 2004, il y a fort à parier que le ministre n'acceptera pas de manquer l'échéance une fois de plus.

Mais après? Comme je l'écrivais récemment, l'alcool au volant est la première cause d'accidents mortels. Quand les pouvoirs publics se décideront-ils à partir en guerre contre ce fléau? Le moment serait pourtant bien choisi. Tout d'abord parce qu'il s'agit vraisemblablement là du principal gisement de progrès en matière de sécurité routière, et parce qu'il semble également que les mentalités sont en train de changer. Vous n'avez pas l'impression que l'on dénonce l'abus d'alcool de plus en plus souvent à la télévision, alors qu'il y a un an ou deux, on entendait parler que de radars et excès de vitesse. Il serait temps, non?

Recommandez cette note:

Alcool et drogue au volant: à lire avant de prendre la route.

Un_verrecopyright_reuters_1Bien sûr, écrire, une fois de plus, que l'alcool au volant, "c'est pas bien", ce n'est pas nouveau.
Et saviez-vous que le cannabis est tout aussi dangereux? Oui? Très bien.
Mais deux études dont les rapports ont été présentés ces derniers jours valent la peine qu'on y revienne encore une fois. Pas pour répéter que c'est dangereux, mais combien ça l'est!

La première concerne la conduite sous l'emprise du cannabis. Les chiffres suivants sont issus d'une étude présentée il y a dix jours, lors d'un colloque médical:

- 40% des victimes de la route de moins de 30 ans avaient consommé du cannabis et dans presque 30% des cas, peu de temps (quelques heures), avant d'avoir pris la route. Pour les autres, des consommateurs réguliers, le lien entre absorption de drogue et aptitude à - mal - conduire n'est pas démontré.
- le nombre d'accidents mortels dus au cannabis a doublé entre 2001 et 2004.
- le cannabis serait à l'origine d'au moins 180 décès par an (chiffre annoncé par une autre étude "SAM" datant d'octobre 2005, probablement sous-évalué car estimé à partir de données plus anciennes (2001 à 2003)).
Par ailleurs, les chercheurs à l'origine de l'étude précisent que les conducteurs sous l'emprise de cette drogue n'arrivent plus à évaluer les distances de freinages et ont une vision nocturne très dégradée.

La seconde, qui traite des méfaits de l'alcoolisme, a été menée par l'ex-journaliste Hervé Chabalier, mandaté en son temps par Philippe Douste-Blazy pour la réaliser. Il a présenté les conclusions de son enquête à l'actuel ministre de la Santé, Xavier Bertrand, la semaine passée.

Je n'ai retenu que deux chiffres, mais qui sont éloquents:
- chaque année, 45 000 personnes décèdent à cause de l'alcool.
- chaque année, l'alcool au volant tue 2700 personnes.

Ce que j'en retiens:
- Jacques Chirac a fait de la sécurité routière une grande cause nationale. C'est louable, mais en regard du nombre de vies en jeu, cette priorité n'était peut être pas la bonne. Désigner l'alcoolisme aurait sûrement été un – autre – excellent choix. C'est d'ailleurs l'une des propositions d'Hervé Chabalier.
- Sur la base des chiffres actuels (environ 5000 tués par an sur les routes), l'alcool est donc à l'origine d'environ 50% des décès. Et dans sa synthèse sur les grandes données de l'accidentologie en 2004, la Sécurité Routière estime que l'alcool au volant a été responsable de 28% des morts en 2004. L'alcool semble donc, et de loin, la première cause de mortalité routière. C'est donc probablement là que se situe le principal gisement de progrès pour les années à venir.
- La consommation de cannabis, même si ses effets sont très inférieurs comparés à ceux de l'alcool, est en très grande augmentation, en particulier chez les jeunes.

Conclusion: pensez-en ce que vous voulez, faites ce que vous voulez, mais franchement, que c'est con dommage que de risquer de perdre la vie ou pire, que la faire perdre aux autres, pour un join ou un verre de trop. Franchement, je serais intéressé par le témoignage de conducteurs qui prennent de tels risques. Pourquoi? Si l'un d'eux veut bien laisser un commentaire, il sera "écouté" (mais pas jugé).

Recommandez cette note:

"Affaire des régulateurs": Renault une nouvelle fois hors de cause.

Vitesse_4Peut-être vous souvenez-vous de cette automobiliste bordelaise qui avait eu un accident au volant de sa Clio en mars dernier: Alors qu'elle circulait sur l'autoroute A63 à Cestas, au sud de Bordeaux, régulateur calé sur 110 km/h, elle n'avait pas pu freiner son véhicule alors qu'un ralentissement se produisait devant elle. Bilan, la Clio terminait sa course dans le véhicule qui la précédait, et dans le choc, la conductrice et son fils de 13 ans, mais aussi la passagère d'un autre véhicule étaient légèrement blessés.
Suite à cette accident qu'elle attribuait à une défaillance du régulateur, l'automobiliste avait assigné en référé le constructeur devant le Tribunal de Grande Instance de Bordeaux.

Et bien l'expertise judiciaire ordonnée par ce même tribunal a confirmé (le 2 novembre dernier) l'absence de dysfonctionnement du régulateur de vitesse de la Clio.
Mieux, l'analyse du calculateur d'air-bag a montré que la pédale de frein n'était pas enfoncée au moment du choc. Et des incohérences ont été relevées entre les observations faites lors de la reconstitution de l'accident et les déclarations de la conductrice. En conclusion, il semble bien que l'automobiliste n'ait "tout simplement" pas détecté le ralentissement et qu'il s'agit donc d'une "banale" erreur de conduite...


Ne trichez pas avec la fatigue, pausez-vous!

PageArea, la société des autoroutes Rhône-Alpes, a lancé, en partenariat avec l’Association des sociétés françaises d’autoroutes et d’ouvrages à péage (ASFA) et la Prévention Routière, une campagne de sécurité intitulée "ne trichez pas avec la fatigue, pausez-vous !", visant à sensibiliser les conducteurs sur les risques liés à la fatigue au volant.
Un thème très pertinent puisque, le saviez-vous (ce n'était pas mon cas!), sur autoroute un tiers des accidents mortels (il y en a eu 301 en 2004) est lié à l'hypovigilance!

Une bonne raison pour aller lire le communiqué de presse d'Area (que ne n'ai pas trouvé sur le site de la société, mais sur celui de Lyon-communiques.com…). Outre d'autres statistiques intéressantes, vous y (re)trouverez, les symptômes qui permettent de détecter que la fatigue guette et des conseils pour y faire face. Pour une fois que le combat contre l'insécurité routière passe par la prévention plutôt que par la répression, pourquoi s'en priver?

Recommandez cette note: